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Prix & promos

Augmentation de prix Proximus : pouvez-vous résilier ?

Proximus et Scarlet ont relevé leurs tarifs au 1er janvier 2026, surtout sur les anciennes formules. Une hausse ouvre-t-elle un droit de résiliation sans frais ? Cela dépend de sa nature : voici le tableau des cas, le coût réel de chaque hausse et la marche à suivre. Chiffres relevés le 2 octobre 2026.

ParNicolas7 min de lecture

Oui, en principe, mais seulement pour certaines hausses. Si Proximus ou Scarlet modifie votre tarif en cours de contrat sans que ce soit prévu dans vos conditions, vous pouvez résilier sans pénalité. Si la hausse est une indexation que vous avez acceptée en signant, ou la fin d'une promo prévue au départ, ce droit n'existe en principe pas. Le délai est court, c'est le piège. Chiffres relevés le 2 octobre 2026.

Quelles offres Proximus et Scarlet ont-elles augmentées en 2026 ?

Surtout les anciennes. Au 1er janvier 2026, Proximus a relevé les formules qu'il ne vend plus, tandis que sa gamme Flex+ restait inchangée. Les chiffres ci-dessous viennent de la presse belge publiée en novembre 2025 (L'Avenir et la RTBF) et sont à confirmer sur votre facture.

Le pack Scarlet Trio passe de 42 à 45 € par mois. L'abonnement Internet Essential grimpe de 29,99 à 32,99 €. La ligne fixe prend 1,75 €, un second décodeur 1 €, le Wi-Fi Booster 0,50 €, et les anciens Flex de 2 à 4 € selon la configuration.

Combien coûte vraiment chaque hausse ?

Moins qu'on le croit sur un mois, bien davantage sur deux ans. Le tableau convertit chaque augmentation en coût cumulé, calcul simple : montant mensuel × 12, puis × 24.

Hausse mensuelleAprès 12 moisAprès 24 mois
+0,50 € (Wi-Fi Booster)6 €12 €
+1 € (second décodeur)12 €24 €
+1,75 € (ligne fixe)21 €42 €
+3 € (Scarlet Trio, Internet Essential)36 €72 €
+2 à +4 € (anciens Flex)24 à 48 €48 à 96 €

Un ménage qui cumule une hausse de pack et un second décodeur paie donc 4 € de plus par mois, soit 96 € sur deux ans. Ce n'est pas dramatique. C'est juste assez pour comparer avant de se résigner.

Une hausse de prix donne-t-elle droit à une résiliation sans frais ?

Oui, quand elle vient de l'opérateur seul. La loi belge sur les communications électroniques (article 108 §2) impose à l'opérateur de prévenir chaque abonné au plus tard un mois avant la modification et de lui rappeler, dans la même notification, qu'il peut résilier sans pénalité. Le régulateur en détaille le cadre sur son site consommateurs.

La nuance décisive : l'opérateur est dispensé de cette notification lorsqu'il n'y a raisonnablement aucun doute que l'abonné accepte le changement. D'où la distinction entre hausse subie et hausse prévue.

Quels cas ouvrent le droit, lesquels non ?

Le droit dépend de la nature de la hausse, pas de son montant. Une hausse de 0,50 € peut ouvrir la porte, une hausse de 3 € la laisser fermée.

Votre situationDroit de résiliation sans frais ?Que faire
Hausse décidée par l'opérateur, non prévue au contratEn principe ouiRésilier par écrit dans le délai
Indexation inscrite dans vos conditions acceptéesEn principe nonComparer, négocier
Fin d'une promo prévue au départNonCalculer le coût sur deux ans
Hausse sur une option (booster, décodeur)À vérifierRetirer l'option si possible
Aucune notification reçuePosition forte pour vousConserver les preuves, contester

Cherchez dans votre courrier la mention du droit de résilier. Son absence n'est pas anodine.

Dans quel délai faut-il agir ?

Vite. Les sources ne s'accordent pas sur le calcul exact : le document de référence du régulateur retient le dernier jour du mois qui suit la première facture majorée, alors que certains guides parlent de trois mois à compter de la notification. Face à deux lectures, retenez la plus courte.

Exemple : une première facture majorée reçue le 12 janvier vous laisse jusqu'au 28 février selon la lecture stricte. Envoyez un courrier recommandé ou un message avec accusé de réception, en citant la hausse et la date de la notification.

Quelle démarche suivre pour résilier ?

Cinq gestes suffisent, dans l'ordre :

  • relire la notification et noter sa date, la nature de la hausse et la présence de la mention du droit de résilier ;
  • vérifier dans vos conditions si une clause d'indexation existe ;
  • comparer le coût sur deux ans avec une offre concurrente, en lissant la promo ;
  • demander à votre futur opérateur de lancer le changement via Easy Switch, sans résilier vous-même avant ;
  • garder toutes les preuves : courrier, factures, accusés de réception.

Notre guide sur le changement d'opérateur sans coupure détaille la bascule, et celui sur la résiliation d'un abonnement les cas de contrat en cours.

Les réseaux de gros par région, si vous quittez Proximus ou Scarlet

Cela dépend du réseau déployé à votre adresse, et il varie beaucoup selon la région. L'opérateur que vous pouvez réellement souscrire dépend du réseau de gros : deux voisins de rue peuvent avoir des catalogues différents.

RégionCouverture FTTH (mi-2026, ordre de grandeur)Réseaux de gros possibles
Bruxellesenviron 78 %Proximus, autres réseaux selon l'adresse
Flandreenviron 71 %Proximus, Fiberklaar, Wyre
Wallonieenviron 44 %Proximus, câble ou VDSL à défaut de fibre

Ces chiffres bougent vite. Testez d'abord votre adresse, par exemple sur Fiberklaar pour la Flandre, puis comparez dans notre classement des meilleures offres de fibre internet. Pour les revendeurs sur le réseau Proximus, voyez aussi pack ou internet seul.

Étiquette de prix barrée sur une prise fibre, illustrant la hausse d'un abonnement internet en Belgique
La hausse se juge sur deux ans, pas sur un mois.

Les litiges restent possibles : si l'opérateur refuse de reconnaître votre résiliation, le Service de médiation pour les télécommunications se saisit gratuitement du dossier.

Internet Box Proximus avec voyants, illustration d'un abonné qui contrôle son contrat
Contrôler sa notification avant de décider : le geste qui évite les mauvaises résiliations.

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Questions fréquentes

Oui, un opérateur peut modifier ses tarifs, à condition de vous prévenir individuellement au moins un mois avant et de vous rappeler votre droit de résilier sans pénalité. La loi encadre la procédure et la contrepartie : vous pouvez partir sans frais si la hausse n'était pas prévue dans votre contrat.

Le texte de référence du régulateur parle du dernier jour du mois qui suit la première facture majorée, alors que certains guides évoquent trois mois à compter de la notification. Comme les sources divergent, le plus sûr est de considérer le délai le plus court et d'envoyer votre résiliation dans le mois qui suit la première facture concernée.

En principe non, lorsque l'indexation figure dans les conditions que vous avez acceptées : la hausse est alors prévisible. Relisez vos conditions générales ou votre récapitulatif contractuel. Si la formule d'indexation n'y figure pas, la situation est différente et mérite une vérification.

Non. Le retour au prix normal était prévu dès la signature, donc il ne modifie pas le contrat et n'ouvre aucun droit de sortie. Notre article sur le prix après la promo explique comment calculer votre coût réel.

Gardez vos factures et la preuve de la date de la première facture majorée, puis écrivez à l'opérateur pour contester. Sans réponse satisfaisante, le Service de médiation pour les télécommunications peut être saisi gratuitement. Une absence de notification, ou une notification sans mention du droit de résilier, affaiblit la position de l'opérateur.

Les deux démarches ne s'excluent pas. Un client qui annonce partir obtient parfois une offre plus récente ou un geste commercial, surtout sur une formule ancienne. Demandez la proposition par écrit, comparez-la au tarif de la concurrence, et ne laissez pas courir le délai de résiliation pendant la discussion.

Passez par la procédure Easy Switch : c'est le nouvel opérateur qui s'occupe de résilier l'ancien abonnement et de caler la date de bascule. Ne résiliez pas vous-même avant d'avoir une date d'activation, sinon vous risquez une coupure.

Nicolas suit le marché belge des télécoms et le déploiement de la fibre depuis plus de huit ans. Ancien technicien réseau devenu analyste indépendant, il teste lui-même les connexions qu'il compare : il mesure les débits réels à différentes heures de la journée, lit les conditions ligne par ligne et traque les hausses de prix qui tombent après douze mois. Son objectif : aider les ménages belges à choisir une offre fibre qui tient ses promesses, au bon débit et au juste prix, sans jargon ni argument commercial.